Mobilité et accessibilité en milieu rural**

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Ce site à été créé pour aider planificateurs et gestionnaires de réseaux de routes rurales des pays en développement à poser les questions qui devraient être posées lors de la planification d’un programme, à mieux comprendre pourquoi elles devraient être posées et à donner accès à la masse croissante de connaissances sur la mobilité en milieu rural dont les routes sont une composante.

Jusqu’à tout récemment, les gouvernements et les donateurs ne mettaient pas en doute la nécessité de construire ou d’améliorer autant que possible les routes rurales en ayant recours aux techniques les plus modernes . La justification était souvent perçue comme une formalité gênante et les modèles d’évaluation étaient plus appréciés pour leur complicité afin de fournir les réponses désirées que pour leur rigueur. Il était implicitement supposé qu’il existait une demande croissante pour le transport motorisé allant au pair avec un developpement spontané une fois la route construite et bien sur entretenu.

Ils se trompait. De nombreuses routes rurales, construites à des coûts élevés pour répondre aux normes techniques les plus strictes, ont été peu utilisées et sont à présent délabrées, voire fermées, faute de fonds pour les entretenir. Cette tendance a été renforcée par la pression exercée par les pays donateurs pour qu’ils décaissent, par les pays bénéficiaires pour qu’ils s’assurent autant d’investissements que possible, par les entreprises d’ingénierie et de construction pour privilégier les options coûteuses et les frais élevés qui les accompagnaient, et par les fabricants de matériel pour vendre leurs produits. Ces groupes d’intérêts s’opposaient à l’introduction de méthodes de construction plus appropriées faisant appel à la main-d’œuvre locale, l’option plus viable lorsque la main-d’œuvre est abondante et que les capitaux sont rares. Enfin, la corruption, qui s’épanouit dans l’industrie de la construction, coûteuse autant à cause des fonds siphonnés que du point de vue des frais de gestion nécessaires, augmente considérablement le coût de toutes les infrastructures.

L’échec de cette approche est enfin devenu évident. Elle n’était tout simplement pas durable. Une route n’est pas une fin en soi, mais plutôt un lien au sein d’un réseau qui doit à son tour être considéré comme une composante d’un système de transport rural, une des nombreuses façons de rendre les personnes plus mobiles et les services et les marchés plus accessibles. Après tout, pourquoi ne pas rapprocher les services des utilisateurs et oublier les routes carrossables coûteuses? Ou simplement les construire pour des véhicules non motorisés? Ignorer ces possibilités conduit à des routes inutilisées et de ce fait pas entretenues. Bref, à un gaspillage de fonds.

La durabilité nécessite une collaboration avec les utilisateurs au stade de la planification afin de répondre aux questions de base pour ensuite d’identifier les réseaux routiers pertinents, d’évaluer nombre et types de véhicules à moteur et non-motorisés susceptibles de les utiliser, leurs buts, et enfin d’ Identifier, en concert avec les communautés concernées , les travaux d’amélioration à effectuer. L’usure climatique et les besoins en entretien qui en résultent doivent également être pris en compte. Une fois construit, son entretien doit être confié à ceux qui ont les connaissances, les fonds et la motivation pour le mener à bien. Une formation systématique à la gestion et à la maintenance, assortie de garanties de financement régulier et prévisible, est essentielle. L’histoire peut fournir des leçons utiles.

La diffusion de cette approche s’est avérée lente. La planification des routes rurales a souvent été centrée sur les départements de travaux publics qui n’ont ni le mandat ni la motivation d’explorer d’autres questions que techniques, ni les fonds nécessaires pour explorer leur réseaux ruraux extensifs. Les projets routiers étaient identifiées sans tenir compte du réseau dont elles font partie. Le système de transport rural dont le réseau routier fait partie étaient rarement examiné en détail, car il était vu comme essentiel de faciliter l’utilisation de véhicules à moteur rares. En effet, parfois, les considérations de réseau sont ignorées afin de se concentrer sur une seule troncon. Les utilisateurs non motorisés, normalement majoritaires, ont été considérés comme marginaux, voire carrément gênants. En conséquence, les investissements offrant une plus grande accessibilité à de nombreuses personnes étaient souvent ignorés au profit de tronçons de routes larges et coûteux à entretenir et à construire.Ce site s’articule autour de six questions clés pour les planificateurs de transport. Celles-ci mènent à de brèves analyses de sujets connexes parfois liées à des sites externes pour ceux qui veulent plus de détails. Des résumés Powerpoint de nombreux sujets sont fournis afin d’aider la formation éventuelle. Enfin, comme l’histoire se répète, j’ai inclus quelques excursions dans des chemins historiques, mais pas toujours, avec le même sérieux.

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